L’Association Francophone d’Education Comparée co-organisera son 31ème colloque international d’éducation comparée conjointement avec la Mission Laïque Française et la Grande Bibliothèque Alexandrina du 28 au 31 octobre 2007, sur le thème suivant :
Approches comparatives des traditions et modernités éducatives : Quelles rencontres entre l’Orient et l’Occident, entre le Sud et le Nord ?
Les rencontres entre l’Occident et l’Orient, le Nord et le Sud, seront au cœur du 31ème colloque international de l’Association Francophone d’Education Comparée.
Ce colloque sera l’occasion de réfléchir collectivement sur l’histoire et l’avenir des interactions entre l’Orient et l’Occident, entre le Sud et le Nord, dans le domaine éducatif, des influences, des échanges culturels et des conflits qui ont jalonné leur développement. Ce colloque se donne pour objectif de porter l’attention sur les modalités et les effets réciproques des rencontres Orient-Occident et Nord-Sud, qui ne sont pas nouvelles. De nombreuses mises en perspective historiques sur la longue période mettent en effet en relief le fait que les histoires des civilisations et les cultures, avant d’être réifiées par la modernité, étaient des histoires entrelacées. De ce point de vue, les phénomènes actuels de diffusion culturelle liés à la globalisation n’exprimeraient pas seulement une accélération de l’histoire mais revêtiraient un caractère nouveau et spécifique. La globalisation nous confronte en effet a de nouvelles manières de saisir le monde, d’agir dans le monde, de construire son identité qui se traduisent en vrais défis pour les systèmes d’éducation quand vient le moment de penser comment préparer les jeunes a ce monde émergent.
La période contemporaine est marquée par une accélération de la diffusion des savoirs et des informations au niveau planétaire ; nombre de pays d’Orient se sont occidentalisés alors que l’Occident s’ouvre progressivement au monde, en prise au doute sur ses propres certitudes. En Occident en effet, les systèmes éducatifs se sont édifiés dans le même temps que les Etats-Nations et leur développement est intimement lié aux histoires nationales. A l’heure de l’affaiblissement apparent de l’Etat-Nation -cette unité de comparaison traditionnelle du comparatisme- il sera aussi l’occasion de réfléchir collectivement sur les unités de comparaison du comparatiste, les enjeux épistémologiques, méthodologiques et éthiques propres à la démarche comparative dans un monde globalisé dans lequel les interactions culturelles vont croissantes.
Ce colloque international sera ainsi l’occasion d’examiner la pertinence de ces concepts d’Orient et d’Occident à l’orée du XXIe siècle, sur le plan des traditions et des modernités éducatives.
Quelles relations unissent ces traditions et ces modernités ? Qu’est-ce qui les sépare ? Que se doivent-elles les unes aux autres ?
Quels imaginaires éducatifs, quelles valeurs travaillent cet Orient et cet Occident, ce Nord et ce Sud, dont la séparation coïnciderait avant tout avec la localisation géo-planétaire de sociétés et de peuples porteurs de valeurs distinctes ?
L’AFEC s’affirme donc à l’occasion de son 31è colloque international dans sa vocation scientifique et éthique, c’est-à-dire en souhaitant que les rencontres qu’elle organise soient non seulement des événements scientifiques, mais soient aussi des lieux de rencontres, de partenariats et d’échanges féconds entre des mondes éducatifs en pleine transformation.
Ce 31è colloque de l’AFEC se tiendra au Lycée de la Mission Laïque Française d’Alexandrie et à la Biblioteca Alexandrina, du 28 au 31 octobre 2007. Passerelle historique entre l’Orient et l’Occident et entre le Sud et le Nord, Alexandrie a de tout temps subi l’influence de plusieurs civilisations, et des cultures qui en sont issues. Cette pluralité historique en fait un lieu privilégié pour un événement scientifique placé sous le signe de la rencontre interculturelle.
L’objectif de ce colloque est d’être un nouveau trait d’union entre les différentes cultures d’Orient et d’Occident, du Nord et du Sud d’un moment de travail et de collaboration scientifique, dans un souci affirmé de rapprochement des intellectuels d’Orient et d’Occident Dans une periode ou l’Orient et l’Occident, le Nord et le Sud s’interrogent sur eux-mêmes et sur leur rapport à l’Autre, l’éducation comparée a une responsabilité particulière à jouer, de faire en sorte que le mouvement de la mondialisation facilite cet authentique dialogue des cultures et des civilisations.
Placé sous le signe de la reconnaissance interculturel, ce colloque sera marqué par la largeur du champ d’étude qu’il propose, non seulement du point de vue géographique et historique, mais aussi parce qu’il concerne l’éducation dans toutes ses dimensions. Ces différentes dimensions alimenteront différents axes de questionnement, qui seront nourris par des conférences en plénière, des symposiums et des communications en atelier autour de trois objectif principaux.
Objectif 1 : Comparatisme et relation interculturelle - De nouveaux enjeux de connaissance et de méthode pour l’éducation comparée
En se saisissant de la problématique du colloque formulée autour de la rencontre et de la relation interculturelles, une réflexion collective sera engagée à l’occasion de ce colloque sur la démarche comparative et sa capacité d’adaptation et d’innovation à partir des questionnements communs à l’éducation comparée et à toutes les sciences sociales lorsqu’elles sont confrontées à la nécessité de comparer. Il s’agit, dans un cadre transdisciplinaire, de comparer, sur un plan théorique et méthodologique, les démarches comparatives des sociologues, linguistes ; historiens, pédagogues, didacticiens, etc. au cours de deux tables rondes regroupant des conférenciers de différentes disciplines.
Table ronde 1 : "Rencontres", interactions, interrelations : quelles démarches comparatives aujourd’hui dans les sciences sociales ?
Table ronde 2 : "Orient" et "Occident", "Nord" et "Sud" , ces catégories sont elles encore scientifiquement pertinentes pour les comparatistes ?"
Objectif 2 : Rencontre entre les systèmes d’éducation : quels apports, quels conflits, quels enrichissement mutuels ?
Il s’agit d’explorer les apports réciproques entre les systèmes éducatifs dans le monde en dressant un état des lieux, à partir d’études comparatives concrètes sur un ensemble de pays, plusieurs pays particuliers, voire sur un seul pays. Ces études peuvent s’articuler autour de trois thématiques dans lesquels les communications s’attacheront à mettre en lumière les effets de "rencontres" et leur qualité en fonction de la nature des "rencontres" : échanges, dialogue, emprunt, influences mutuelle acceptées ou recherchées, ou au contraire conflits, conquêtes, colonisation, résistances...
Thème 1 : Sens de l’éducation - Conceptions, valeurs, finalités
Quelles rencontres entre :
- finalités de l’éducation et conceptions de l’élève et de l’apprentissage ? Quelles évolutions dans le temps et selon les lieux ? Quels emprunts ? Quelles interactions ?
- éducation et valeurs démocratiques ? Entre éducation, traditions et transmission culturelle (quelles résistances, quels métissages) ? Quelles conceptions de l’individu et de l’acteur social ?
- valeurs de l’école et valeurs familiales (sur un plan spatial et sur un plan temporel) ?
- morale laïque et morale religieuse ? Quelle place et quels effets du facteur religieux dans l’éducation ?
- valeurs et finalités de l’éducation (formelle, non formelle) et celles du monde du travail (intellectuel/manuel) ?
- éducation en milieu rural et éducation en milieu urbain ? Quelle égalité entre filles et garçons dans l’accès à l’éducation ?
Thème 2 : Savoirs de l’éducation - Contenus d’enseignement et curricula
Quelles rencontres entre :
- savoirs théoriques et savoirs pratiques ; savoirs scientifiques/savoirs religieux/savoirs endogènes (voire indigènes) ?
- les langues dans les contextes de plurilinguisme ? quelles relations entre langues d’enseignement et langues maternelles ? quel statut pour les langues minoritaires et les langues étrangères ?
- disciplines académiques (sciences, lettres, etc.) et autres domaines de formation (morale, religion, citoyenneté, éducation civique, éducation physique et sportive, éducation artistique, éducation à la santé, etc.) ?
- curricula et environnement culturel (enjeux de la sélection culturelle des contenus) ?
Thème 3 : Médiations en situation d’enseignement/apprentissage : pratiques éducatives et scolaires et évaluation des apprentissages
Quelles rencontres entre :
- objets d’enseignement et modalités d’enseignement / apprentissage / évaluation ? Entre manuels scolaires et transmission culturelle ?
- différentes conceptions de la forme scolaire, entendue comme organisation des lieux, de l’espace, du temps de l’enseignement ?
- innovation pédagogique (rôle des nouvelles technologies) et environnement socioculturel ?
- réformes des curricula scolaires et formation des enseignants ?
- pratiques pédagogiques en milieu scolaire et interventions socio-éducatives ?
- critères d’évaluation qualitatifs (droit à l’éducation : accessibilité, adaptabilité, acceptabilité) et quantitatifs (efficacité, performance) ?
Objectif 3 : Problématiques de la rencontre interculturelle – du global au local, de nouveaux défis pour l’éducation
Les problématiques de la "modernité éducative" s’expriment dans les tensions actuelles entre, d’une part, le processus de mondialisation des problèmes et de leurs solutions, d’autre part, celui du renforcement des revendications identitaires, ethniques, linguistiques, culturelles et religieuses au nom du droit à la différence. Cela appelle des choix politiques majeurs qui supposent un dialogue, aussi bien entre décideurs politiques, qu’entre acteurs de l’éducation et représentants de la "société civile". L’éducation comparée peut remplir aux niveaux national et international, une fonction de "vigilance critique" : décrypter les enjeux, alerter sur les risques. Deux "axes thématiques" sont proposées à cette fin.
Thème 4 : Interculturalité, intraculturalité et métissage des modernités éducatives
Quelles rencontres entre :
- valeurs dites universelles et valeurs nationales (quelle éducation éthique) ?
- imaginaires collectifs communautaires et nationaux ?
- besoins éducatifs globaux et besoins des groupes minoritaires ?
- sociétés multiculturelles et éducation interculturelle ? Quelles formations pour préparer à vivre et à travailler au sein de communautés et d’environnements multiculturels ?
- Quelles formes de dialogue et d’apprentissage mutuel entre cultures, religions, au niveau international, et intranational ?
- Quels espaces et quels acteurs de médiation entre différentes cultures ?
- Quelle prise en compte des minorités culturelles dans les politiques éducatives et les domaines de formation ?
Thème 5 : Politiques et gestion de l’éducation
Quelles rencontres entre :
- systèmes éducatifs et contextes culturels, socio-historique, politique, économique, religieux… ?
- les niveaux d’enseignement et de formation (préscolaire, primaire, secondaire, supérieur) ; les filières d’enseignement (général, technique et professionnel) ?
- le modèle scolaire et les modèles alternatifs (éducation non formelle, apprentissage, alphabétisation, soutien individuel…) ?
- le service public et l’offre privée d’éducation (l’éducation est-elle une marchandise ?) ?
- les modèles éducatifs du Nord et Sud, de l’Orient et de l’Occident
- recherche fondamentale et recherche appliquée ?
- Quelles coopérations internationales au service de quelles finalités éducatives et scientifiques ?
- Quelles rencontres entre les politiques nationales et l’intervention des organisations internationales ?
calendrier :
• 20 mai 2007 : date limite de soumission des propositions de communications ;
• 20 juin 2007 : envoi des avis d’acceptation des communications
• 30 septembre 2007 : date limite pour les inscriptions
• 5 octobre 2007 : diffusion du programme
• 28-31 octobre 2007 : tenue du colloque
• 20 janvier 2008 : date limite pour l’envoi du texte des communications.
• Fin septembre 2008 : diffusion des actes
Remarque importante : une proposition de communication retenue ne pourra être présentée que si l’auteur est dûment inscrit au colloque. La procédure d’inscription au colloque est indépendante de celle des communications.
Langue du colloque
La langue du colloque est le français mais le souci de l’AFEC est aussi de favoriser le pluralisme linguistique dans les rencontres scientifiques internationales, à commencer par ses propres colloques. Un certain équilibre sera donc recherché entre la priorité accordée au français et l’ouverture aux autres langues :
• le bref texte de présentation de la proposition de communication, le résumé à fournir après acceptation de la proposition doivent être rédigés en français ;
• les conférences et les débats en séances plénières auront lieu en français, il est donc souhaitable que les participants soient en mesure de les suivre, aucune assurance ne pouvant être donnée quant à la possibilité d’organiser la traduction simultanée ;
• dans les ateliers, des communications pourront être présentées dans une autre langue que le français, si leurs auteurs le souhaitent, à condition qu’une solution d’accompagnement soit adoptée, par exemple :
o que le texte complet de l’intervention rédigé en français soit remis aux personnes présentes ;
o qu’une traduction orale soit assurée par un collègue ;
o que soit utilisé un dispositif (diaporama, transparents...) en français ou bilingue [à préciser lors de l’envoi de la proposition].
Droits d’inscription
Les droits d’inscription permettent d’assister à l’ensemble des travaux du colloque, d’accéder en ligne aux actes du colloque et à l’ensemble des documents nécessaires au suivi des travaux.
1) Tarifs applicables aux non adhérents de l’AFEC :
- Tarif normal : 160 euros - ressortissants des pays africains : 80 euros - étudiants 50 euros
2) Tarifs applicables aux adhérents (1) de l’AFEC :
- tarif normal : 110 euros (y compris la cotisation de 50 euros) - ressortissants des pays africains : 55 euros (y compris la cotisation de 20 euros) - étudiants (2) : 40 euros (y compris la cotisation de 20 euros)
(1) La cotisation d’adhésion à l’Afec est de 50 € (tarif normal) ou 20€ (étudiants et ressortissants de pays africains)
(2) Joindre le justificatif à l’envoi
Les droits d’inscription doivent être adressés au secrétariat du colloque :
AFEC
Secrétariat du Colloque AFEC 2007
Service des Inscriptions
UFR des Sciences de l’Education
Université Charles de Gaulle – Lille 3
Domaine universitaire du "Pont de Bois"
Rue du Barreau - BP 60149
59653 Villeneuve d’Ascq Cedex
Contact : colloqueafec2007@hotmail.fr
Pour solliciter une aide auprès des instances de la francophonie
Dans le cadre de la promotion des colloques et des manifestations scientifiques qu’elle organise, l’AFEC peut avoir la chance de faire bénéficier des aides de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) et de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Le principe de subvention de l’AUF ET DE L’OIF est simple : via l’AFEC qui sert uniquement de relais, il consiste à aider les communicants qui en ont le plus besoin, en les assistant dans leurs frais de transport et d’hébergement.
Ce n’est pas un financement total, mais une aide qui peut, dans certains cas, rendre possible le projet de communication dans un pays éloigné de son lieu de résidence.
Pour celles et ceux qui souhaiteraient postuler, nous vous demandons de nous le faire savoir avant le 30 mars. Nous sommes en effet tenus par des impératifs calendaires.
Veuillez, à cette fin, vous manifester en nous transmettant votre proposition de communication (titre et résumé), ainsi que votre profil (nom, prénom, âge, lieu de résidence, institution de rattachement) avant le 10 avril 2007.
Dernière précision : l’AFEC ne pourra être tenue pour responsable des suites qui seront données au dossier présenté par nos soins. La réponse définitive (nombre de bénéficiaires, hauteur des aides, etc.) appartient à l’AUF ET A L’OIF.